• Les 366, ça continue

    18 janvier – Fragment d'aujourd'hui raconté en recette de cuisine : Prenez une paire de chaussures de marche, selon la distance prévue simples baskets ou pataugas de rando, vérifiez la température du fond de l'air et selon prenez une casquette, un bonnet, un ciré. Pensez à prendre votre appareil photo et une bouteille d'eau. Une fois les ingrédients préparés, lancez-vous, respirez à plein poumons, ouvrez bien les yeux, les oreilles et le nez pour ne rien perdre de l'instant. La durée de cuisson peut aller de ¾ d'heure à 2 heures voire plus, selon votre appétit. L'important étant qu'à la fin de la recette vous ayez les poumons tout propres, les joues bien rouges et les yeux brillants.

    19 janvier – Dilemme : Soirée calligraphie chinoise. Pinceau bien en main, pieds ancrés dans le sol,  s'appliquer à tracer les caractères, laisser la respiration suivre le rythme du pinceau, peu à peu atteindre la zénitude. Et paf, voilà Odile qui arrive avec une galette chocolat poire. Le dilemme sera de courte durée, la béatitude sera atteinte, non par la respiration et le mouvement du pinceau, mais par le plaisir des papilles !

    20 janvier – Sans pitié : Journée formation pour un nouveau logiciel de traitement des archives. Sans pitié, notre charmant formateur nous fait ingurgiter manœuvre après manœuvre, une icône d'action par ci, une ligne de commande par là. Bon ce n'est pas le plus dur. Non, le plus pénible c'est cette fichue soufflerie qui nous envoie sans la moindre pitié un air tantôt chaud, tantôt froid dans le cou, air qui nous dessèche la peau. Plus de doute, je hais les architectes qui font tout et n'importe quoi !!!

    21 janvier – Dégoûts et des couleurs : Alors là, voilà un thème qui ne m'inspire pas beaucoup, rien de notable dans la journée. Alors pour faire simple, côté nourriture dégoût pour les tomates crues (ce qui ne me facilite pas la tâche quand je veux un sandwich) mais couleur préférée le rouge, contradictoire je sais. Ah si, histoire de me démarquer encore un peu, j'ai horreur des papillons quand ils viennent voleter trop près de moi, c'est grave docteur ?


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  • 14 janvier – Transparences : Du ciel, des beaux yeux jaunes et verts de ma minette, des lumières des dernières décorations de Noël qui se reflètent dans l'eau de la mare de mon bourg à la nuit.

    15 janvier – J'attends : Que la pluie cesse avant de quitter une boutique pour repartir au boulot ? Non, je suis normande, je ne suis pas en sucre, alors go, go, go ! Tiens c'est bizarre, il ne me semblait pas que mon pantalon était bicolore, en fait c'est un pantalon ou un buvard ? J'ai les mollets un peu frais, mais bon, une chose est sûre mes boots sont vraiment imperméables.

    16 janvier – Mal : Fin de matinée piscine et en avant la musique. Aïe je me relève trop vite, vlan la tête dans le casier. Zut, ouille, j'avais oublié que c'était cette douche là qui n'avait plus de brise-jet, bonne claque qui réveille bien et pourtant je ne suis pas en thalasso. Et flûte, le mur est déjà là, voilà ce que c'est de faire du dos crawlé en rêvassant. Chic, aquagym en musique, on se donne à fond c'est super, mais gnia bobo aux bras. Bon reste de la journée affalée dans le fauteuil à compter mes bleus et mes bosses.

    17 janvier – Film dont je suis l'héroïne : Eh oui encore matinée piscine, alors suis-je une héroïne du "Grand bleu" ou des "Dents de la mer", je ne peux pas dire je n'ai vu ni l'un, ni l'autre. "La petite Sirène" faudrait pas exagérer quand même, j'ai perdu l'âge du soutien-gorge en coquillage, le maillot de bain nageur est plus pratique quand même. Bon, décidément je ne suis pas une héroïne. Je me contenterai donc d'être "La lectrice" cet après-midi.


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  • Je continue cet amusant défi

    9 janvier - Tentative de liberté : Loupé mes jolis, il va vous falloir réintégrer la boite aux lettres de ma voisine ! Le facteur probablement fatigué par les fêtes a confondu le 2 avec le 0 et les revues de ma voisine ont atterri chez moi, bonne fille, je les ai donc raccompagné chez elles. J'espère que le cher homme n'a pas continué à se mélanger les pinceaux en mettant le 0 dans le 8, le 8 dans le 6, le 6 dans le 4, enfin vous voyez le principe !

    10 janvier – Livre posé : Les livres étant un prolongement de ma personne, mon livre a été posé sur la table, le petit déjeuner ne serait pas un moment agréable si je ne lisais pas en même temps (en prime ça me permet de manger plus doucement), pour aller à la piscine (le livre waterproof n'existe que pour les petits), posé à nouveau pour le déjeuner, à l'heure de la douche. Livres posés aussi un peu partout dans le salon, en attente ou pour le plaisir de l'œil, dans l'entrée en attente de repartir pour la médiathèque, sur le canapé le livre de techniques photo pour grappiller pendant les pubs et bien sûr un dernier au revoir avant d'aller sous la couette.

    11 janvier – Midi pile : Alors voyons recensons : miaulements désespérés d'une pauvre minette affffaaaammmée, odeur de la compote de pommes qui cuit doucement, odeur de la lessive quand j'ouvre la machine, fraicheur humide de linge, rayon de soleil qui vient caresser le pelage du fauve rassasié provisoirement (oui, oui le tout sur midi pile, la bête engloutissant ses croquettes en 2 secondes chrono), ronronnement de la VMC et du réfrigérateur. En fin de compte beaucoup de choses peuvent se passer en une minute.

    12 janvier – Description du comportement des humains : Le hasard faisant toujours bien les choses, je suis tombée aujourd'hui sur deux brochures dont j'ai extrait ces deux passages très "humains"

    "Combien de fois faut-il vous dire que cela ne vous regarde point ?"

    "Quand une maison brûle et que la mienne est hors de l'atteinte du feu, cela ne me regarde pas non plus. Cependant, quand le tocsin sonne, j'accours toujours. Maudit celui qui écoute à sa porte et retourne son oreiller en disant : cela ne me regarde pas ! A mes yeux, tous les hommes sont solidaires entre eux, et par conséquent aucun homme n'est étranger à un autre." Adolphe de Bouclon – 1864 – Extrait de "Les eaux du Neubourg"

    "Le besoin de sentir, de voir et d'apprendre existe dans toutes les créatures. Sans ce besoin, la vie ne serait qu'une lettre morte." Jacques Boucher de Perthes – 1865 – Extrait de "Rien ne nait, rien ne meurt, la forme seul est périssable"

     13 janvier – Ce qui ne fonctionne pas : Bon d'une part, le fichu bip de ma voiture qui ne bipe qu'une fois sur cinq, en même temps avant je n'avais pas de centralisation pour l'ouverture des portes, donc ce n'est pas un gros problème. En revanche, côté l'éducation nationale je m'inquiète un peu. Est-il normal qu'un élève de 3ème ne connaisse pas Louis XIII, Richelieu et les Trois Mousquetaires, que le nom de Jules Verne lui "dise quelque chose" mais sans arriver vraiment à le situer ? La question reste posée, mon stagiaire était-il simplement timide et n'osait pas se lancer ou toutes ces informations lui étaient-elles vraiment inconnues ?


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  • Je continue avec les "366 réels" et parce qu'il faut réagir à un évènement tragique, voilà mes petites chroniques d'hier et aujourd'hui.

    7 janvier – Surprise : Franchement voilà une surprise dont nous aurions pu nous passer. Charlie Hebdo attaqué par des dingues, des caricaturistes dont certains ont accompagné ma jeunesse réduits au silence. L'un d'eux disait qu'il préférait mourir debout que vivre à genoux. Sommes-nous encore un peuple capable de vivre debout ? Et aussi parce que, aussi bizarre que cela semble parfois, la vie continue, à l'atelier d'écriture une galette et un gâteau au chocolat, charmantes surprises d'une de nos nouvelles recrues.

    8 janvier – Une question lue quelque part :

    "Qu'est-ce que tu lis ?"

    "Un livre sur Copernic. Sais-tu qui est Copernic ?  Que sais-tu de lui ?"

    "Il a découvert que la Terre tourne autour du soleil et non l'inverse"

    "C'est plus ou moins ça. Et sais-tu ce que cela signifie ?"

    "Des problèmes."

    Extrait du "Prince de la brume" de Carlos Ruiz Zafon que je viens juste de commencer et qui me parait tellement bien coller avec les horreurs d'hier, oser ne pas s'agenouiller devant certains fanatiques, c'est risquer les problèmes et la mort. Comme beaucoup en ce moment moi aussi "je suis Charlie".


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  • J'ai découvert la semaine dernière chez Valentyne du blog "La jument verte" un défi qui serait tiré des exercices de style de Raymond Queneau "Les 366 réels à prise rapide".

    Bref, ll s’agit d’écrire chaque jour un texte sur un thème proposé sous la formeAujourd’hui [quelque chose]“. 

    1. Ecrire sur le vif

    2. Pas plus de 100 mots

    3. Eléments réels de la journée

    4. Suivre la consigne de la date

    Les mots sont ici

    Voilà, il n'y a plus qu'à.

    En ce qui me concerne, plutôt que de publier tous les jours, je vais regrouper plusieurs jours. Donc voilà ma production du 1er au 6 janvier.

    1er janvier - Résolutions, révolutions : 57 balais et enfin je fais ma crise d'adolescence ! Ne plus se laisser manipuler, ouste le complexe judéo-chrétien de culpabilité, oser admettre une bonne fois pour toute que "plus étroit que ceux du sang et de la famille sont les liens de l'amitié."

    2 janvier - Bleu : Pourquoi le carrelage des piscines est-il toujours bleu ? Franchement quel manque d'imagination ! Bon d'accord le bleu représente l'eau, encore que l'eau c'est transparent non ? C'est un couleur reposante, apaisante, à la rigueur bien qu'à certaines heures c'est chouia la foire d'empoigne pour se frayer un passage. Bref, moi je veux des carreaux jaunes pour nager dans le soleil, des carreaux verts pour barboter au milieu de la forêt, des carreaux rouges pour devenir globule dans un flot de sang, des carreaux noirs et or pour glisser entre les étoiles.

    3 janvier - Taper : Ah bou diou, ça a cartonné aujourd'hui, ferraillé, dégommé, pourfendu, tapé ferme à coup de marteau, déglingué, aplati, étripé, transpercé, mis en charpie, réduit en cendres, écrabouillé. Mince, mais où a-t-elle été se fourrer ? Au cinéma simplement, il fallait bien que la fan de Tolkien que je suis aille voir le dernier volet de Bilbo le Hobbit, bon pas mal mais plus éloigné du livre que le Seigneur des Anneaux et puis, hein, Aragorn, c'est quelque chose, quoique Thorin n'est pas mal non plus.

    4 janvier - Le plus petit des petits riens : Promenade dominicale, je vais bien trouver un petit quelque chose ! Une belle goutte d'eau c'est presque rien, un timide bourgeon, c'est presque rien également, mais ils sont tellement pleins de promesses tous les deux. Alors que choisir ? Et en sortant de la forêt, voilà un brave monsieur qui se gare devant chez lui, ah je repère un petit problème technique "Bonjour Monsieur votre feu stop droit ne fonctionne plus" "Merci beaucoup Madame et bonne journée", et voilà un tout petit rien mais tellement convivial.

    5 janvier - Acheté : Devant l'écran, préparation des achats. Après les fêtes, il est temps de refaire mes stocks, donc je remplis ma liste de courses pour le drive. Mais que c'est pratique ! Quelques clics, mes placards se remplissent et moi je ne m'embête pas à chercher où ils ont encore bien pu mettre ces $£¤0@ de paquets de coquillettes. En prime, parfois, des échantillons comme ceux que l'on trouvait dans les boites à lettres "au temps que les moins de 20 ans … ". Un dernier clic et demain soir, je n'aurai qu'à m'arrêter 5 minutes pour remplir (enfin, faire remplir) mon coffre. Elle est pas belle la vie ?

    6 janvier - Que deviendra cet enfant plus tard : Flûte je n'ai croisé aucun enfant aujourd'hui, ou alors si rapidement en voiture que je n'ai pas eu le temps de me raconter une histoire. Mais dans un magazine, j'ai trouvé la photo d'un bébé en train de brailler avec entrain. Que va-t-il devenir ce petit qui donne de la voix ? Un homme politique, à Dieu ne plaise je ne lui souhaite pas un tel malheur, j'en ferai donc un chanteur lyrique, ou un rockeur peut-être !


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