• Asphodèle de retour avec de nouveaux mots : Question, inattendu, merci, gâteau, méditer, souplesse, culot, surprise, hasard, décision, inspiration, trouver, hypocrite, goéland, bataille, réflexion, objectif, tourbillonner, turban, tison.

    That is the question !

    Le Grand Go Eland redressa son turban. Il était temps pour lui de mettre ses idées en ordre de bataille. Les dites idées n'arrêtant pas, depuis qu'on lui avait posé avec aplomb et par surprise une question aussi hasardeuse qu'inattendue, n'arrêtant pas, donc, de tourbillonner dans sa pauvre tête. Allait-il trouver l'inspiration ? Le tison brillant de sa réflexion allait-il se transformer en flamme ? Il médita un long moment. Il allait devoir faire preuve de souplesse, prendre une décision, y aller au culot peut-être !

    "Alors, lui demanda à nouveau sa gouvernante, voulez-vous oui ou non du gâteau ?"

    Le Grand Go Eland, médium de son état, inspira à fond. Les voix ne lui avaient été d'aucun secours, elles étaient restées obstinément muettes. Il regarda fixement son interlocutrice et expira dans un souffle un "Oui, merci" parfaitement hypocrite, l'objectif étant de ne surtout pas énerver la brave femme, il avait déjà appris à son corps défendant qu'elle pouvait, dans ce cas,  être redoutable. C'était sûrement pour cette raison que ses voix avaient préféré ne pas intervenir, prudentes les bougresses !

    That is the question !


    25 commentaires
  • Voilà les mots d'Asphodèle pour les Plumes de ce mois : Temps, lire, ténacité, sidération, tour (nom masculin), regrets, déchirer, malgré, silence, bancal, résilience, pourquoi, aquarelle, fardeau, parenthèse, vide, rire, envol, vie, conscience,  coeur, douleur, scintiller, symphonie, scène, sinueux.

    Cher journal

    Cher journal, je viens de trouver un mode d'emploi pour te rédiger au mieux. Finis les pages vides de sens, les paragraphes bancals, qui te désespéraient. Plus de feuilles pleines de parenthèses qui t'énervaient tant et pour lesquelles tu me faisais de telles scènes que je devais les déchirer. Je n'aurai plus sur le cœur le regret de te voir te tordre de douleur sous le fardeau des horribles fautes de français que je t'imposais. Enfin, mes mots vont pouvoir scintiller sur la blancheur de ta page, ils vont prendre leur envol libérés des malgré et des pourquoi tellement inutiles. Enfin j'oserai faire vraiment preuve de résilience et me décharger sur toi de mes silences, mes mots ne seront plus atteints de cette sidération qui oblitérait une partie de ma conscience. Si je sais faire preuve d'assez de ténacité, si je prends bien le temps de lire l'intégralité de ce graal des diaristes, nous pourrons toi et moi faire le tour de ma vie sans emprunter des voies sinueuses pour dire les choses sans vraiment les dire. Ta peau de papier deviendra aquarelle ou symphonie et c'est avec plaisir que j'écouterai ton rire résonner dans le tiroir de ma table de nuit où je te niche à l'abri des regards indiscrets.     

    Cher journal

     

     

     

     


    28 commentaires
  • Enriqueta propose le thème suivant pour les Croqueurs de mots : C’est un vêtement que vous aimez, que vous continuez à porter malgré le temps qui passe, ou que vous avez gardé bien que vous ne le portiez plus, ou que vous avez perdu et qui vous manque cruellement. N'ayant pas particulièrement ce type de vêtement, j'ai ressorti de mon placard un texte de 2008 qui prend le contre-pied, bref, un vêtement que j'ai détesté.

    Pour mon entrée en sixième, ma mère m'avait choisi dans le catalogue du "Mulet Rouge" un ensemble manteau et bonnet marron glacé avec parements de fourrure (fausse bien sûr).

    Moi, j'aurais préféré le vert bronze, mais j'ai eu le droit aux "le marron c'est moins salissant" "le marron c'est indémodable" comme si à onze ans je n'allais pas grandir encore.

    Bref, je me retrouvais au début de l'hiver, dans la cour de récréation, engoncée dans mon superbe manteau dans lequel je me sentais d'autant plus mal à l'aise que d'une part il faisait trop "classe", trop "endimanché" au milieu des anoraks et autres blousons de mes condisciples.

    Et en plus, cerise sur le gâteau si je puis dire, je n'avais pas pu y couper il avait fallu que je mette le bonnet.

    Or, j’étais une fille obéissante.

    Or, le bonnet avait un pompon !

    Or, pour la première fois de ma vie j'étais dans une école mixte (je vous parle d'un temps que les moins de 20 ans (et même de 30), enfin vous connaissez la chanson).

    Or, le propre d'une école (enfin d'un collège) mixte c'est qu'il y a des garçons !

    Or, les garçons c'est lourd et ça ne recule devant aucune mauvaise blague !

    Or, donc me voici pauvre esseulée au milieu d'une meute de jeunes futurs acnéiques en train d'essayer de rattraper mon pauvre bonnet qui s'envole au-dessus de ma tête pour passer de main en main.

    Or, in petto, je maudis ma mère pour m'avoir imposé cette fichue tenue !

    Et, enfin je récupère mon bonnet d'un côté, mon pompon de l'autre parce que bien sûr ces foutus jeunes rouleurs de mécaniques n'avaient rien trouvé de mieux que d'arracher le pompon sus-cité.

    Ma mère maugréant a recousu le pompon et en dépit de mes protestations et de mes supplications m'a renvoyée au collège avec la même tenue.

    Et devinez !

    Ben, oui ce qui devait arriver, arriva à nouveau.

    Les garçons avaient trouvé une tête de turc et un nouveau jeu super drôle, "piquer le bonnet de l'autre tartignole"

    Et je revins à la maison, non pas une, mais plusieurs fois avec le moral dans les chaussettes (parce qu'à l'époque à 11 ans les filles portaient encore des chaussettes, se reporter ci-dessus à la phrase -je parle d'un temps, etc-) et mon pompon dans la main.

    Or donc la diplomatie ayant échoué et ayant une mère qui est du genre "aux grands maux, les grands remèdes", je repartis le lendemain avec mon manteau (que je commençais à détester grave) sur le dos et mon bonnet (que je haïssais carrément) sur la tête.

    Seulement, ma mère avait concocté une petite surprise pour les mauvais plaisants.

    Comme d'habitude je me retrouvais au milieu de l'arène.

    Les fauves étaient lâchés.

    Au milieu des rires, un moutard ricanant s'empara à pleine main de mon bonnet par le pompon.

    Et là, il tomba sur la surprise maternelle, hurla en se tenant la main et lâcha mon bonnet au milieu de la consternation générale.

    Le pompon, qui était une boule de fourrure compacte, avait été copieusement garni d'épingles !

    Bref j'avais sur la tête une bombe à retardement.

    Ces grands flandrins sans aucune vergogne allèrent se plaindre au directeur, je dus expliquer les mauvaises plaisanteries dont j'étais victime depuis un moment et la parade inventée par ma mère.

    Nous fûmes renvoyés dans nos buts par un directeur qui n'en avait pas grand chose à faire (c'était comme ça en 68/69 interdit d'interdire).

    En tout cas, j'eus ensuite une paix royale du côté du bonnet, mais une vie sociale assez médiocre, ce qui peut se comprendre.

    Dieu merci, je grandis et l'année suivante ma mère n'insista pas pour m'habiller à nouveau comme une petite fille modèle, je rentrais dans le rang avec un anorak tout-à-fait standard et très franchement je ne sais plus ce que sont devenus manteau et bonnet, d’ailleurs cela ne m’a jamais empêchée de dormir !

     

    Si l'un de mes persécuteurs se reconnaît ici, je refuse de payer des dommages et intérêts pour les éventuelles séquelles dues aux piqures d'épingle


    12 commentaires
  • A partir du verbe Monter, Asphodèle nous propose les mots suivants pour ses Plumes :

    Réflexions profondes

    Horizon, nature, ciel, échelle, fatigue, grimper, cabane, rideau, créneau, Éden, montagne, étagère, fièvre, transcender (que j'ai transformé en transcendantal pour les besoins de la cause), panne, épuiser, œufs, cheval, ravissement, remontant, rythme.

    Eve marmonne, elle n'est vraiment pas contente. Ce sacré froussard d'Adam a refusé de croquer dans ce fruit qui poussait là-haut sur la montagne et avait l'air si délicieux, tant pis pour lui, il lui faudra se contenter d'œufs durs.

    Elle écarte le rideau de la cabane, jette un œil sur son homme et soupire. C'est bien simple il l'épuise !  Ce grand dadais est encore en plein ravissement, il contemple l'horizon, le regard perdu sur la ligne bleue (qui n'est pas encore des Vosges) du ciel, bref on le sent rempli d'une fièvre transcendantale pour la Nature avec un grand N comme dit le barbu qui dirige ce lieu qu'il appelle le Jardin d'Eden avec encore plein de majuscules, curieuse cette manie, pense Eve, a-t-on pas idée d'être comme ça à cheval sur la façon de parler et sur le régime alimentaire de ses locataires !?

    Bon, en parlant de locataire, il va falloir que son grand flandrin d'époux monte au créneau et aille secouer un peu le propriétaire, il serait temps qu'il installe les étagères promises, c'est vrai quoi, elle fatigue à devoir toujours soulever des feuilles et des feuilles de vigne pour trouver celle qu'elle veut porter.

    Ah oui, demander aussi une échelle, soit dit en passant elle se demande bien où elle a été trouver ce mot, bref, une échelle pour attraper les fruits autorisés, mine de rien ça abîme les pieds de devoir grimper aux arbres, griffures et compagnie, allez rester sexy avec des ongles cassés, déjà que le vernis n'a pas encore été inventé ! Et si c'est Adam qui escalade alors là bonjour ! Non seulement il adopte le rythme d'un escargot, mais en prime après, il est tellement épuisé, petite nature va, qu'elle doit lui préparer un remontant pour éviter la panne, c'est vrai quoi, déjà qu'il n'y a pas beaucoup de distraction dans le coin, … encore que le voisin sinueux qui niche dans l'arbre interdit… bref, si elle doit en plus faire une croix sur certains petits plaisirs elle est sûre qu'elle va faire une bêtise et…

    Ah ça y est sa moitié contemplative vient de revenir sur terre et se hâte lentement vers la maison, Eve ricane, il va encore se plaindre que les œufs c'est fade, tant pis pour lui, il n'avait qu'à inventer la mayonnaise !

    Réflexions profondes


    22 commentaires
  • Découvert chez Adamante, ce groupe grec de métal symphonique "Orion's reign" qui propose une version pleine de punch de We Wish You a Merry Christmas. Je vais aller écouter ce qu'ils font histoire de voir s'il y a des choses intéressantes à vous proposer. Et en attendant JOYEUX NOEL A TOUS

    Et là aussi ça met du peps dans les fêtes !


    12 commentaires


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique