• Avant de partir pour des vacances bien méritées, Jill Bill nous propose un prénom rayonnant.

    Ce matin, Cébus, la gargouille ouistiti s'amuse à faire le singe (oui, je sais j'enfonce une porte ouverte) sous les voutes de l'église de Bigorbourg, il se balance de chapiteaux en colonnes comme s'il était au milieu de la jungle.

    Il est tout à ses acrobaties quand il lui semble entendre un bruit.

    Il s'immobilise aussitôt et tend l'oreille. Le son ne se reproduisant pas, il recommence ses pitreries.

    Puis, alors qu'il s'arrête quelques instants, histoire de se reposer un peu, son oreille perçoit à nouveau un léger son.

    Il ne sait pas trop si ça ressemble à un rire ou à un sanglot, un peu des deux en fait.

    Mine de rien, mais attentif à son environnement, il reprend sa promenade, bien décidé à trouver l'origine de ce drôle de bruit.

    Il jette un petit coup d'œil à l'endroit où se tiennent Blaise le bigorneau magique et Doria le petit morceau d'étoile, mais rien de ce côté, les deux amis se reposent.

    Et puis, il est sûr que le murmure venait plutôt d'en haut.

    Notre jeune ami s'approche donc le plus possible du plafond et commence une fouille minutieuse.

    Mais, rien de rien ! Voilà qui est très énervant.

    Cébus qui n'est guère patient commence à trépigner, oserait-on se moquer de lui ?

    De guerre lasse et fatigué, il retourne faire une petite sieste dans le clocher, bien décidé à revenir élucider ce mystère un peu plus tard.

    En fin d'après-midi, lorsque l'église est à nouveau déserte, notre ouistiti reprend sa quête, mais il y va tout doucement pour mieux surprendre celui qui se cache.

    Cette fois pas de doute, c'est bien un sanglot qu'il a perçu. Manifestement quelqu'un en a gros sur la patate.

    Sur la pointe des pattes, il se dirige vers la source des pleurs et au détour d'un encorbellement plongé dans la pénombre, il distingue quelque chose qui bouge doucement.

    Vite, il se précipite. Le sanglot laisse la place à un cri de peur qui fige notre gargouille. Une ombre glisse sur le mur et file se cacher derrière une colonne.

    Maintenant qu'il a trouvé son "coupable", Cébus est bien décidé à ne pas le laisser filer. Il lui emboîte le pas et finit par le coincer.

    Et là surprise ! Il a devant lui un bas-relief qui représente une étoile, une étoile dont une des branches est bizarrement tordue. Il interroge "T'as un bras cassé ? Ca fait mal, c'est pour ça que tu pleures ?"

    La petite étoile, toute tremblante, renifle "Non, je pleure parce que je suis mooooooche !!!!"

    "Comment ça moche ?"

    "Oui, tu vois bien je suis toute tordue, il m'a loupé."

    "Qui t'as loupé ?"

    "L'apprenti tailleur de pierre, il a pas été fichu de me faire cinq belles branches."

    "Et alors ?"

    "Et alors, je me cache, je suis trop mooooooche" chouine à nouveau l'étoile.

    Cébus regarde la pauvre éplorée, lui la trouve plutôt mignonne et rigolote.

    "Ben, tu sais, moi non plus je ne suis pas super beau, c'est pas grave. Tu veux qu'on soit copain ?"

    "Tu voudrais bien jouer avec quelqu'un mooooooche comme moi ?"

    "T'es fatigante tu sais à répéter ça ! En fait, ce qui te manques c'est un peu de couleur."

    "De la couleur ?"

    "Oui, de la couleur comme moi" et Cébus montre le beau petit derrière tout rouge que Wallis la peintre de l'église lui a attribué.

    "C'est joli" répond émerveillée Stella, puisque c'est le prénom de notre nouvelle amie.

    "Oui, hein. D'ailleurs, je ne comprends pas pourquoi tu n'es pas coloriée, je croyais que Wallis s'était occupé de tout le monde."

    Stella est toute penaude "Je suis tellement mooooooche que je me suis cachée."

    "C'est pas malin, ça. Mais je suis sûr que Wallis va bien vouloir s'occuper de toi."

    "Tu crois ?"

    "Faut seulement que tu te laisses faire la prochaine fois qu'elle viendra."

    Et, en effet, lorsque Wallis vient faire son petit tour hebdomadaire dans l'église, elle est bien étonnée de découvrir une petite étoile toute grise. Elle s'emploie aussitôt à remédier à cet oubli.http://rlv.zcache.fr/etoile_souriante_dor_de_visage_autocollants-r4070615a70ed4de7bc5ffe1f46b2ac8f_v9w09_8byvr_512.jpg

    Perché sur une corniche, Cébus assiste à la transformation de Stella. Wallis lui attribue une belle couleur dorée et fine mouche comme elle est, d'un petit coup de pinceau adroit, elle rectifie la branche tordue.

    Inutile de dire que Stella est ravie. Elle ne braille plus qu'elle est " mooooooche". 

    Quant à Cébus il est très content d'avoir quelqu'un avec qui jouer.


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  • Pour le prénom de Jill Bill qui arrive aujourd'hui à la Cour de Récré un petit retour en arrière s'impose.

    En 2010, Bigorbourg accueillait Epistème. Vous aurez son histoire ici. Pour résumer Epistème est UNE livre, pas du genre que l’on pese, mais du genre qu'on lit. Je sais, on devrait dire un livre, mais comme vous le savez, ici, c'est la parité. Et j'ajouterai qu'elle est une livre voyageuse. Voyons d'un peu plus près ce qui motive son retour à Bigorbourg.

     

    A la Bibliothèque de Bigorbourg, Achille, Anastasie et Berthold sont en train de discuter de tout et de rien en attendant la venue des lecteurs. C'est un peu calme aujourd'hui, mais je vous rassure, ça ne va pas durer (c'est vrai, j'ai une histoire à écrire moi !).

    Achille est en train d'essayer de retenir un bâillement homérique (je sais, elle est facile !) lorsque quelque chose lui passe au ras du nez avant d'aller s'effondrer sur une table de lecture. Les trois amis sursautent, entrer par une fenêtre, en voilà des façons.

    Ils se dépêchent de rejoindre la table, le quelque chose qui a atterri semble gémir. Un oiseau blessé peut-être ?

    A leur grande stupeur, c'est un livre qui gît là et qui bat des feuilles et de la couverture.

    Tous trois reconnaissent en même temps la belle couverture de cuir ornée d'incrustations en or et les feuilles enluminées.

    "Epistème !" s'exclament-ils en chœur.

    Epistème agite quelques feuilles et dans ce froissement nos amoureux des livres entendent

    "Aidez-moi !"

    Aussitôt ils se penchent vers la livre, prêts à la secourir.

    Que peut-elle bien avoir ? Ni ses pages, ni sa reliure ne semblent abîmées. Mais, à y regarder de plus près, Epistème a bel et bien une drôle d'allure.

    Sa couverture semble boursouflée, aurait-elle pris l'eau ?

    Berthold, le plus qualifié, s'approche pour l'ausculter. Il touche doucement ce bizarre renflement et celui-ci bouge sous la main. Il pousse un cri et recule précipitamment.

    "Des vrillettes, Epistème est dévorée par des vrillettes. Quelle horreur !" hurle-t-il.

    Un nouveau friselis s'élève d'Epistème, il ressemble à un rire.

    Anastasie s'approche à son tour, se penche et se met à rire à son tour.

    "Nigaud !"

    "Comment ça nigaud" se rebiffe Berthold "tu verras si je suis un nigaud quand nos livres seront pleins de trous !"

    "Mais non, idiot, ce ne sont pas des vrillettes, c'est un heureux évènement qui se prépare !"

    Les deux garçons se regardent, ahuris.

    "Sortez et laissez nous tranquilles" ajoute Anastasie. Elle les pousse vers la sortie et leur ferme la porte au nez.

    "Tu y comprends quelque chose ?" demande Berthold à Achille.

    Le bon géant secoue la tête"Non rien du tout !".

    Une petite heure passe et tout à coup, clic la clé tourne dans la porte et Anastasie les invite à entrer.

    "Et voilà"triomphe-t-elle "souhaitez la bienvenue à Pamphile, l'ami de tous"

    "Pamphile ? Mais qui est Pamphile ?"

    "Lui voyons" réplique Anastasie en désignant la table sur laquelle une Epistème toute revigorée semble cacher quelque chose entre ses pages.

    Achille et Berthold s'approchent délicatement.

    Et là, Epistème leur dévoile une petite chose brillante qui bipe doucement contre elle.

    "Ca alors !"

    "C'est bien ce que je pense ?"

    "Mais oui Messieurs, je vous présente Pamphile le bébé livre électronique d'Epistème"

    Bouche bée, Achille et Berthold admire le minuscule écran sur lequel des mots défilent à toute vitesse.

    Eh oui, Epistème est rentrée à Bigorbourg pour mettre son petit au monde.

    Ils vont rester quelques semaines chez Achille, le temps que bébé Pamphile apprenne à faire rêver ses lecteurs comme sa maman.

    Au début, Berthold faisait bien un peu la tête, un livre électronique, franchement, le parchemin c'est quandhttp://www.franceinfo.fr/sites/default/files/imagecache/462_ressource/2011/11/20/451483/images/ressource/Fotolia_25856116_XSS.jpg même plus beau. Mais Pamphile a su l'amadouer en traçant, sous sa direction, de belles lettres presque aussi réussies que celles qu'il dessine. Magnanime, il se dit qu'avec l'expérience Pamphile deviendra sûrement aussi habile que lui.

    Et avant que mère et fils ne reprennent leur périple de porteurs de rêves, Berthold qui s'est autoproclamé parrain de Pamphile et qui, autant le dire, est un tantinet gâteux, lui a fabriqué une très belle housse en cuir parce que, comme il dit "il ne faudrait pas que le petit prenne un mauvais coup !"


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  • Alors là ne me demandez pas où Jill Bill a bien pu trouver ce bizarre prénom pour sa Cour de récré !

    Le grand-père de Pernelle, Urbain, vigneron de son état aimerait se diversifier et produire un petit kirsch de derrière les fagots qui viendrait donner un petit coup d'éclat à certains plats et pâtisseries.

    Il lui faut pour cela un beau cerisier. Bon d'accord, un seul cerisier ça ne va pas faire beaucoup d'eau-de-vie, mais ce qui est rare est précieux. Et puis, il sait qu'il peut compter sur les Bigorbourgeois propriétaires d'arbres similaires pour lui fournir ce qu'ils ne pourront pas consommer (A Bigorbourg, pas de gâchis !)

    Il contemple donc avec intérêt son cerisier, guettant l'apparition des fleurs puis des fruits.

    Seulement voilà, il y a un léger problème.

    Un léger problème ailé pour tout dire, les merles et autres volatiles lorgnent avec autant d'intérêt que lui les beaux fruits qui se préparent à mûrir.

    Urbain est un brave homme, il n'a pas spécialement envie de faire peur à la gent ailée, alors comment faire pour conserver suffisamment de cerises pour mener son projet à bien et régaler les gourmands ?

    Très ami avec Faustine, la Dame Nature de Bigorbourg, il lui fait part de ses craintes.

    Celle-ci réfléchit un moment puis le rassure, elle va lui donner un coup de main.

    Faustine est, en quelque sorte, la tutrice de ces amusantes petites créatures que sont les papillanges et elle sait que, s'ils aiment s'amuser, ils apprécient aussi de rendre service et elle connaît justement une petite demoiselle qui sera ravie d'aider Urbain en échange d'une ou deux friandises.

    La petite créature, toute de rouge vêtue, s'appelle Emerise et elle est née, devinez ? Non, pas dans un cerisier, c'est trop domestique, mais dans un beau merisier qui pousse près d'Irénée le roi de la forêt.

    Faustine convoque donc Emerise et lui confie une mission de confiance.

    Avec l'appui aérien de Vermeil, son rouge-gorge, elle va devoir expliquer aux oiseaux que ce serait sympa de leur part de laisser à Urbain de quoi faire une belle récolte de cerises.

    D'ailleurs, Urbain qui est quand même un vieux monsieur, préfère ne pas s'aventurer trop haut sur son échelle même si elle a été sécurisée par Jacob, et il est tout-à-fait d'accord pour laisser une petite part du butin aux oiseaux.

    Et je peux vous dire qu'Emerise perchée sur Vermeil est particulièrement efficace et pas seulement chez Urbain.

    A la grande joie des Bigorbourgeois, qui ont souvent un peu de mal à voir la couleur de leurs cerises, cette année, les petits goinfres ailés se contentent des cerises cachées dans les recoins inaccessibles ou perchées tout en haut des arbres.

    Une fois le plein de confitures, tartes, clafoutis, fait, ils peuvent encore fournir à Urbain de quoi se lancerhttp://chrisdemuratet.typepad.com/.a/6a013486c54c34970c013486c5a27d970c-500pi dans son grand projet, assurés qu'il ne manquera pas de leur donner une petite bouteille du précieux nectar.

    Et la jolie Emerise fait une surprise supplémentaire à son ami Urbain. Le dernier jour de la récolte, tous les oiseaux se réunissent et sous la houlette de leur bergère, chacun d'entre eux dépose devant Urbain, une belle merise cueillie sur l'arbre de naissance de la Papillange.

    Inutile de dire que cette touche finale va donner au kirsch d'Urbain une saveur incomparable impossible à trouver ailleurs que dans notre petit bourg !


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  • Prénom très chevaleresque aujourd'hui pour la Cour de Récré de Jill Bill, mais mon Perceval n'a pas eu envie de revêtir une armure, alors je l'ai laissé faire.

    Madame Thècle est postée, les poings sur les hanches, au milieu du jardin qui entoure son salon de thé et elle râle ferme !

    Pourquoi la sorcière de Bigorbourg râle-t-elle ?

    A cause des déprédations que son beau jardin vient de subir.

    Plusieurs taupinières déparent la pelouse et les plates-bandes.

    "Ah bon sang, si je tenais le petit sagouin qui m'a fichu cette pagaille, je lui…, je lui…"

    Madame Thècle est tellement furibarde qu'elle ne trouve même pas quel pourrait bien être le terrible sort qu'elle lancerait sur le malotru qui a transformé son jardin en champ de mines.

    C'est alors qu'une petite voix chagrine s'élève.

    "J'en ai marre ! Personne ne m'aime !"

    Madame Thècle sursaute et regarde autour d'elle.

    La voix reprend.

    "C'est vrai quoi, c'est pas juste ! Je rends plein de services et personne ne me remercie."

    "Qui parle ?" s'enquière Madame T (vous m'excuserez pour l'abréviation, mais je ne vais pas continuer à taper le nom en entier, c'est fatigant).

    "Moi !"

    "Moi qui ?"

    "Moi, Perceval"

    "Auriez-vous l'amabilité de vous montrer" demande Madame T en grinçant des dents.

    "Vous pourriez le demander un peu plus gentiment".

    "Quoi, j'ai bien dit –auriez-vous l'amabilité- ?"

    "Oui, mais avec une vilaine grimace, c'est pas sympa ça"

    "Une minute, si c'est vous qui avez fichu la pagaille dans mon jardin, j'ai bien le droit d'être de mauvaise humeur et pas sympa non ?"

    "Non !"

    "Non ? Et pourquoi non je vous prie ?"

    "Parce que j'ai débarrassé les racines de vos fleurs de vilains insectes qui voulaient les boulotter. Dites donc pour une sorcière vous n'en savez pas long sur la nature."

    "Mais, je ne vous permets pas, je suis très respectueuse de la nature."

    "Justement, vous devriez bien savoir que je suis drôlement utile alors."

    Madame T, tape du pied, elle commence à en avoir un peu assez de parler dans le vide. Quelques mouvements des doigts et le jardin s'éclaire.

    "Aïe, ça fait mal ! Vous êtes malade ou quoi ? Je ne vois plus rien moi, déjà que je ne vois pas grand-chose en temps normal ! Vous voulez me rendre complètement aveugle, c'est méchant, très méchant."

    Quelque chose de chaud et de doux vient percuter les chevilles de Madame T.

    Elle baisse le regard sur un petit animal brun, au museau pointu pourvu de grosses pattes griffues et de tous petits yeux qui clignent.

    (Bon au cas où ce dialogue vous étonnerait, je me permets de vous rappeler que Madame T en tant que sorcière comprend le langage des animaux.)

    "Oups, excusez-moi, la colère est mauvaise conseillère" répond Madame T en baissant la puissance de la lumière "Là, c'est mieux ?"

    "Oui" grommelle le petit taupe (je suis pour la parité pas de raison que le mot taupe ne puisse pas être utilisé au masculin).

    Il risque un petit coup d'œil vers la grande deux pattes qui le domine.

    "Vous êtes toujours fâchée ?"

    Madame T, le voyant si confus, se met à rire.

    "Non, je me suis énervée pour rien, un instant j'ai oublié que j'étais une sorcière"

    Un nouveau claquement de doigts et il ne reste plus que le tunnel de sortie de Perceval, le reste du jardin a retrouvé son intégrité.

    "Vous savez, je ne peux pas faire autrement"

    "Je sais bien mon petit, mais que veux-tu je suis soupe au lait parfois et puis il faut reconnaître que tes décors ne sont pas au taupe" (là Madame T pouffe, il lui en faut vraiment peu n'est-ce pas ?)

    Perceval hausse ce qui lui sert d'épaules "Ah c'est malin, il est éculé votre jeu de mots"

    "Je sais, je sais, désolée. Bon, comme je suppose que mes concitoyens bigorbourgeois râlent aussi après toi et les tiens, il serait peut-être bon de mettre en place une nouvelle stratégie de déplacement. Qu'en penses-tu ?"

    "Vous proposez quoi ? Parce qu'il faut bien que nous déplacions et comme il y a des jardins partout …"

    Madame T réfléchit un moment et brusquement TILT l'idée ! Elle s'agenouille à côté du petit Perceval et lui murmure à l'oreille (je sais certains murmurent à l'oreille des chevaux, mais chacun son job).

    Et quelques jours plus tard, plus aucune plainte ne se fait entendre concernant les "ravages" des taupes, bien au contraire. http://us.cdn4.123rf.com/168nwm/rastudio/rastudio1109/rastudio110900081/10614002-mole-personnage-de-dessin-anime.jpg

    Très curieusement, les taupinières, avec leur terre bien aérée et rendue légère par des petites pattes zélées, se trouvent pile poil aux endroits où les jardiniers avaient l'intention de planter fleurs ou arbustes, plus besoin de creuser, le travail est déjà fait. Alors si parfois, une ou deux petites buttes discrètes font leur apparition, plus personne ne râle. Quant à Perceval et à sa famille, ils sont heureux de constater, qu'enfin, leur travail est reconnu.


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  • Classique le prénom de Jill Bill pour la Cour de Récré. Non, je n'ai pas fait dans l'impérial !

    Notre amie Léonce râle ! 

    "Marre de ce truc !!! Mais marre !!!"

    Wenefride sa lutine personnelle interroge.

    "T'en as marre de quoi ?"

    "De l'algèbre et de la géométrie"

    "Ah ? C'est quoi ces trucs là ?"

    "Veinarde, tu n'as pas ça à apprendre toi ! Bon alors côté algèbre, il y a des rigolos qui te mettent des x et de y dans tous les coins, les + et + qui font +, les – et – qui font +, les + et – qui font moins !" (personnellement je n'ai toujours pas compris et franchement dans la vie de tous les jours ça ne m'est pas particulièrement utile)

    "Ca sert à quoi ?"

    "Je n'en sais rien ma pauvre, mais paraît que c'est hyper important".

    "Et la géométrie ?"

    "Alors pour la géométrie, il y a d'autres marrants qui te disent que le carré de l'hypoténuse est égal à la somme des carrés de je ne sais plus quoi ou qui te demandent de prouver que deux lignes parallèles ne peuvent pas se rejoindre, comme si tu ne le voyais pas ?" (euh, je dois avouer à ma grande honte que lorsque j'ai dit ça à mon prof de maths, il n'a que très moyennement apprécié !)

    "Ben dis donc, c'est pas marrant d'être humain. Remarque nous aussi, nous avons des leçons à apprendre."

    "Ah oui, et quoi exactement ?"

    "Eh bien, voyons, comment faire scintiller les gouttes de rosée, aider les papillons à sécher leurs ailes, donner un coup de main aux écureuils pour retrouver leurs noisettes. Enfin ce genre de truc quoi !"

    "Trop chouette !" soupire Léonce

    Léonce pousse un grand soupir et se penche de nouveau sur ses équations.

    "T'as besoin d'un coup de main ?" lui demande Wenefride après l'avoir observée un moment.

    "Un peu oui, et même plus qu'un coup de main !"

    "Un génitifique, voilà ce qu'il te faudrait "

    "Un quoi ?"

    "Un génitifique, c'est pas comme ça que vous les appelez ceux qui jouent avec la science ?"

    "Ah je vois. Non, nous on appelle ça des scientifiques. Et ils font quoi vos génitifiques ?"

    "Ils s'amusent à inventer pleins de trucs mais surtout, ils adorent compter".

    "Qu'est ce que tu veux que je fasse avec quelqu'un qui raconte des histoires, tu parles que ça va intéresser mon prof de maths".

    "Mais non, compter 1 – 2 – 3 pas raconter. T'es drôlement fatiguée dis donc. Repose-toi un peu, je vais chercher Eugénie".

    "Qui c'est Eugénie ?". Mais Léonce interroge dans le vide, sa petite amie a déjà disparu. Léonce s'accoude à sa fenêtre et regarde les nuages en rêvassant.

    Et voilà que tout-à-coup, une brusque lumière l'éblouie. Les yeux papillotant, elle titube jusqu'à son bureau et s'écroule sur sa chaise. Son regard se porte sur son cahier de maths et c'est l'illumination, mais bien sûr (a+b)2 = a2 + 2ab + b2 . Comment cela avait-il pu lui échapper !? Elle a enfin réussi à décrypter les explications de son prof !

    "Alors t'en penses quoi de ma copine Eugénie, c'est une super génitifique hein ?"

    "Elle est où, elle est où que je la remercie, c'est tellement simple quand c'est bien expliqué !"

    "Elle est là devant ton nez voyons !"

    Une petite lumière se met à danser devant le nez de Léonce qui en louche. De cette petite lumière s'échappe une petite chanson pleine de chiffres et de symboles, de triangles et de cercles.

    Léonce lève une main et la lueur vient se poser timidement dessus.

    "Bonjour et merci, tu es une super prof de maths !"

    "2 15 14 10 15 21 18" pépie une minuscule créature brillante comme une ampoule et dont la lumière se met à virer au rouge de confusion devant l'enthousiasme de Léonce.

    "Pardon ?"

    Wenefride se met à rire "Elle te dit bonjour dans sa langue voyons".

    La petite Eugénie s'installe sur l'épaule de Léonce et avec l'aide de Wenefride, promue traductrice, ellehttp://www.linternaute.com/temoignage/image_temoignage/400/dessin-feu-dessins-lumineux-plus-reussis_40450.jpg s'attache à parfaire l'instruction de Léonce. Ceci dit, Léonce ne sera jamais une super mathématicienne, Eugénie est juste le déclic qui lui va lui permettre de comprendre les bases de ces fichues matières, pour le reste à elle de bûcher (non mais c’est vrai, faut pas croire que parce qu’on est à Bigorbourg tout tombe rôti dans le bec !).

    Une chose est sûre, il y en a un qui va être drôlement surpris, c'est le prof de maths !

     

     


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