• Venez, faisons connaissance avec Scotty qui vient d'intégrer la Cour de Récré de Jill Bill.

    Scotty est un drôle de personnage (ce qui n’a rien d’étonnant à Bigorbourg), il est costaud, voir un tantinet rondouillard, ses cheveux sont gris et il arbore une superbe moustache.

    Ah j’oubliais c’est un elfe, oui je l’admets un elfe un brin rondelet et en plus gris de poils c’est rare, mais c’est comme ça.

    Il a également une caractéristique qui fait que ses compagnons le regardent d’une drôle de manière. C’est un fan de la série « Star Trek », depuis bientôt 50 ans ! Et, ce qui a tendance à les agacer prodigieusement, c’est sa façon de se promener sanglé dans une combinaison franchement rétro et qui manque singulièrement de classe !

    Bien évidemment Scotty connaît sur le bout des doigts toutes les langues intergalactiques, ce qui reconnaissons-le n'est pas particulièrement utile lorsqu'on est solidement arrimé à la Terre Mère. Et côté salut, même Monsieur Spock n'a pas les doigts aussi souples que Scotty lorsqu'il s'agit  d'accompagner le "paix et prospérité" du geste ad hoc.

    Bref, nous avons là un elfe monomaniaque.

    N'étant pas prêt d'embarquer sur l'Enterprise, il a quand même décidé de mettre en pratique le célèbre "Téléportation", seule différence, pas de machinerie compliquée à Bigorbourg, juste un claquement de doigts.

    Bon au début, notre ami Scotty s'amusait à dématérialiser la pomme dans laquelle un de ses amis allait croquer, à transporter à l'autre bout de la pièce les clés sur lesquelles vous vouliez absolument mettre la main, à faire disparaître en plein vol ballons ou volants.

    Inutile de dire que ces plaisanteries ont eu tôt fait d'énerver tout le monde, petit peuple qui voyait très bien d'où venait le coup, et humains qui se demandaient s'ils ne perdaient pas la tête.

    Bref, il était temps de recentrer un peu notre trekkeur avant qu'il ne vire trekkie (pour info, le mot trekkie a une connotation péjorative évoquant l'obsession, le trekkeur étant simplement un amateur de l'univers de Star Trek).

    Notre aimable sorcière Thècle a donc contacté Eve, la reine de la forêt et donc du petit peuple, pour voir comment canaliser l'énergie cosmique de Scotty.

    Celui-ci s'est donc, virtuellement, vu tirer les oreilles (qu'il a pointues comme celles de Monsieur Spock) par ces dames et aimablement, mais fermement, prié de rentrer dans le droit chemin avec ou sans téléportation.

    Pauvre Scotty, la crise de manque le guettait. C'était désolant de le voir aller et venir sans savoir quoi faire de son don.

    Mais heureusement, à Bigorbourg, tout problème trouve solution.

    Après avoir bien tourné et viré, Scotty a commencé à s'intéresser de plus près aux humains, autrement que pour leur faire des niches.

    Il s'est vite aperçu que ceux-ci avaient parfois la tête ailleurs et souvent pas plus de mémoire qu'un poisson rouge (ce qui n'est pas sympa pour les poissons rouges). Et en plus cette distraction pouvait causer des problèmes, voire des accidents.

    Je m'explique. Vous n'êtes jamais arrivé quelque part à pied ou en voiture et vous demander comment vous aviez bien pu y parvenir ? Le contraire m'étonnerait beaucoup. Ou alors vous êtes sûr d'avoir eu telle ou telle chose dans la main et pas moyen de vous souvenir où vous l'avez posée ? Allons, allons, soyez honnête ! Et n'oublions pas pour les plus étourdis, le fait d'avoir zappé qu'ils étaient perchés sur une échelle et de faire un pas dans le vide en croyant être sur le plancher des vaches (bon là je reconnais qu'il ne s'agit que d'une minorité particulièrement atteinte).

    Ayant fait ces constatations, Scotty s'est vite rendu compte qu'il allait pouvoir utiliser sa faculté à bon escient.

    Un léger moment de fugue mentale au volant ou à pied et hop, Scotty vous permet d'arriver à bon port sans problème et passant à travers les obstacles (dans le monde de tous les jours essayez tant que faire ce peut d'éviter ces égarements quand même ! Scotty ne peut pas être partout à la fois)http://www.paulfrasercollectibles.com/upload/public/docimages/Image/k/m/r/shatner4.jpg

    Le sachet de médicaments rangé dans le réfrigérateur (expérience personnelle) au lieu de l'armoire à pharmacie reprend sa place attitrée dès que vous avez le dos tourné. Même chose pour les clés planquées entre deux coussins au lieu d'être dans le vide-poche (c'est très pervers les clés !).

    Un pas dans le vide, et le sol se rapproche mine de rien, vous êtes juste un peu secoué, la matérialisation dans ce cas précis est un peu plus hasardeuse.

    Scotty est maintenant très bien dans sa peau, Thècle et Eve sont satisfaites de leur protégé. Les humains s'arrachent un peu moins les cheveux à chercher leurs affaires et le petit peuple ne regarde plus Scotty d'un mauvais œil, encore que sa tenue suscite toujours quelques remarques peu indulgentes, mais ça peut se comprendre.


    26 commentaires
  • Pour la Cour de Récré de Jill Bill, le prénom un brin moyenâgeux de Mahaut. Mais pas de Reine Maudite du côté de Bigorbourg.

     

    Vous avez déjà fait la connaissance de Poppon le pompier de service et de sa nouvelle amie Géorgine la dragonnette. Mais lorsque Poppon a débarqué à Bigorbourg il était accompagné par la jolie Mahaut.

    Comment se sont-ils rencontrés tous les deux ?

    Eh bien, voilà leur histoire.

    Avant de venir couler une retraite en principe paisible à Bigorbourg, Poppon était pompier professionnel, il était même responsable d’une caserne. Or, à l’approche du 14 juillet, les casernes comme vous le savez, sont en effervescence, fête nationale oblige.

    Notre chef de corps avait donc envoyé ses pious-pious, ou ses bleus si vous préférez, faire la tournée des commerces et des particuliers pour récupérer des lots pour la tombola organisée tous les ans.

    Et voilà que le sapeur Dupon venait de revenir de sa tournée, sa musette rempli d’objets hétéroclites.

    Poppon soupira, il allait encore falloir faire du tri, manifestement les braves gens du coin avaient tendance à prendre les pompiers pour un vide-grenier. En y regardant de plus près, notre ami commença à s’interroger et à s’inquiéter. Qu’est-ce que le seconde classe Dupon tenait avec tant de précaution dans son calot ?

    « J’ai un super lot, chef » commença tout réjoui le soldat du feu.

    « Et qu’est-ce que c’est ? C’est fragile semble-t-il » interrogea Poppon, et louchant sur le calot qui, oui, qui s’agitait, il ajouta « et remuant ».

    « Oui, chef, mais c’est une merveille »

    Craignant le pire, Poppon récupéra le couvre-chef et l’ouvrit avec précaution et là !

     « Oh non, Dupon, tu n’as pas fait ça, je rêve, ce n’est pas ce que je pense ? »

    « Ben quoi, chef, c’est pas un beau lot ? »

    Poppon, posa le calot sur son bureau et se frotta le front, un mal de tête commençait à pointer son nez.

    « Vous vous êtes donné le mot pour me rendre chèvre ou quoi ? Duponté m’a ramené un cochon d’inde et Dupondé une paire de canards. Mais bon sang les gars, c’est une caserne ici, pas une ménagerie ! » (**voir en fin d’article).

    « Mais chef, si je ne l’avais pas pris, la personne menaçait de le mettre à la rue »

    « Et toi, bonne pomme tu t’es laissé avoir ! »

    « Ben, chef, notre devise c’est bien sauver ou périr ? »

    « Oui niquedouille mais il y a sauver et sauver !».

    Le sapeur Dupon resta planté devant Poppon un rien boudeur et mâchouilla dans la barbe. « Ben, moi j’ai sauvé ».

    « Et si tu ne files pas d’ici vite fait tu vas périr, triple buse ! »

    Dupon n’insista pas et fila rejoindre ses quartiers, laissant Poppon et tête à tête avec son « lot ».

    « Maaa oooo » fit le lot.

    Et une minuscule boule poilue, écaille de tortue aux grands yeux dorés, sortit du calot et sur ses petites pattes de danseuse se mit à explorer son nouvel environnement, reniflant délicatement autour d’elle. Puis elle leva ses grands yeux et les plongea dans ceux de Poppon.

    « Maaa oooo » refit le lot.

    Et là, bien sûr, Poppon fit ce qu’il n’aurait pas du faire, il se mit à caresser le « lot » sous le menton, déclenchant une rafale de « ron ronn  maaaa ooooo » Poppon compris qu’il allait y avoir un lot de moins pour la tombola.

    Il attrapa le chaton, le mit sur son épaule et se mit à rire « Refait, mon pauvre vieux, tu es refait »

    « Maaa oooo » confirma Mahaut.

    C’est ainsi que la caserne de Poppon hérita d’une charmante mascotte qui pris un immense plaisir à escalader les échelles, les cordes lisses et même la perche servant aux pompiers pour rejoindre les véhicules lors des interventions. Bref, une vraie chatte de pompier.

    Mais là où elle montra tout son talent (talent qu’elle met maintenant à la disposition des bigorbourgeois velus), c’est le jour où elle embarqua, en passagère clandestine, à bord de la grande échelle qui se rendait, à la demande d’une mammy affolée, au secours d’un chat coincé dans un arbre.

    La belle Mahaut évita quelques griffures cuisantes à ses amis en guidant l’imprudent dans sa descente, miaulant avec assurance les instructions nécessaires à une descente sans risque et n’hésitant pas à monter pour montrer le chemin (***). Une fois revenus sur le plancher des vaches, Mahaut tança le casse-cou avec véhémence et force « Maaa oooo ».

    Elle a ainsi un nombre certain de sauvetages à son actif et maintenant que Poppon et elle sont à la retraite,http://www.coloriez.com/images/coloriage/sam-le-pompier/coloriage-sam-le-pompier-9561.jpg elle continue quand même à instruire la gent féline de Bigorbourg sur l’art et la manière de monter, mais surtout de descendre d’un arbre.

     

    **  Ceci est une histoire vraie, lorsque j’étais enfant et que j’habitais dans une caserne de Paris, des appelés avaient effectivement (pas la même année d’accord) ramené une cochonne d’inde borgne (Mélanie) et une minuscule chatte noire et blanche (Poussy) qui dormait dans le képi de mon père et que nous avons l’une et l’autre adoptées. Les canards quant à eux, j’ai le regret de le dire, ont fini en pâté

    *** Là non plus je n’ai presque rien inventé, notre chatte Poussy s’était comportée de cette façon un jour qu’un de ses chatons était resté coincé dans un arbre.


    40 commentaires
  • Saluons Rodrigue qui fait son entrée dans la Cour de Récré de Jill Bill.

    Un peu partout dans Bigorbourg c'est la panique !

    Incroyable mais vrai, un voleur sévit dans le village !!!

    Un voleur très particulier soit dit entre nous.

    Charles, Judith et Lahire des jeux de cartes ont perdu tous leurs cœurs, ce qui n'arrange pas les joueurs.

    Dans les chambres de certaines petites filles, plus de petits cœurs sur le papier peint.

    Dans les lettres d'amour, ils ont disparus aussi. Volatilisé aussi le mot cœur des dictionnaires.

    Envolés les médaillons, les décorations, les petits savons, les dessins de fêtes des mères, les flacons de parfum, les emporte-pièces et les biscuits, bref tout ce qui a une forme de cœur ou qui est estampillé de ce motif a purement et simplement disparu.

    Voilà une affaire pour l'équipe des Justiciers de Bigorbourg,  Robine et ses amis Jo Za et Fa.

    Il faut bien sûr tendre un piège à cet affreux voleur, donc trouver un appât.

    Seulement voilà, il n'y a vraiment plus un seul cœur en circulation.

    Les élèves de Mademoiselle Agathe et leurs crayons de couleur, Madame Thècle et son rouleau à pâtisserie magique sont mis à contribution.

    Dessins et biscuits sont donc soigneusement mis en évidence et les Justiciers de Bigorbourg s'embusquent pour démasquer le coeurnappeur.

    La nuit a été longue, très longue, mais rien n'est venu troubler les guetteurs, le malfaiteur a dû flairer le piège et n'a pas récidivé.

    Robine et ses amis voient le jour se lever avec satisfaction, manifestement, leur action a dissuadé le bandit.

    Hélas, ils déchantent vite ! Plus de gâteaux dans les assiettes, plus de couleur sur le papier.

    Mais comment a-t-il bien pu faire ce rapteur de cœurs, ils ont été parfaitement attentifs tous les quatre.

    Il va falloir trouver une autre ruse. Mais laquelle ?

    A force de tourner et virer, les quatre Justiciers se retrouvent au bord de l'Olive et histoire de se détendre un peu, ils observent la danse de Théodora et de son époux, les beaux cygnes.

    Quand tout-à-coup, une idée jaillit.

    Robine se met à sautiller de joie et interpelle ses acolytes.

    "Regardez, mais regardez donc !"

    Jo, Za et Fa ont beau faire preuve de bonne volonté, ils ne voient vraiment pas ce qui intéresse autant Robine.

    "Leurs cous, leurs cous voyons !"

    Et, c'est le déclic. Les cous des deux gracieux volatiles s'incurvent en un cœur parfait.

    Il faut vite répandre l'information, un nouveau cœur a été découvert.

    Théodora et son époux acceptent de jouer le jeu et à la nuit tombée, ils continuent leur danse, tandis que nos Justiciers, un peu reposés par une petite sieste, guettent.

    Leur patience est enfin récompensée lorsqu'ils entendent ce qui ressemble à un zzzziiippppp.

    Sur l'eau, les cygnes se sont brièvement séparés et le cœur a disparu. Et voilà que sur la berge, tout déconfit se trouve un elfe délicat, mais délicat ou pas, les Justiciers lui tombent dessus à bras raccourcis et exigent des explications.

    Tout penaud, Rodrigue (puisqu'il s'agit de lui) les entraîne dans la forêt.

    Et là, bouche bée, Robine et ses comparses découvrent tous les cœurs capturés entassés au pied d'un bel arbre.

    Rodrigue explique "C'est Camélia, l'hamadryade, qui vit ici. Je l'aime, vous comprenez alors j'ai voulu lui faire un cadeau aussi beau que les pétales de son arbre".

    "Tu es bien gentil" le tance Robine "mais désolée, tu es un voleur !"

    Le pauvre Rodrigue (qui a du cœur, il fallait bien que je la fasse) n'est pas loin de sangloter, s'il rend le fruit dehttp://perlbal.hi-pi.com/blog-images/785323/gd/130384914154/coeur-de-cygne.jpg ses rapines, sa belle va lui tourner le dos.

    Mais comme nous sommes à Bigorbourg, la belle Camélia, touchée par les efforts de son amoureux transi, sort de son arbre et vient l'enlacer, elle attendait juste qu'il avoue son amour. Aussitôt, tous les cœurs capturés retrouvent leur liberté et réintègrent leur place.

    Ce qui permet aux anciens du village d'être à nouveau en mesure de taper le carton et de s'exclamer "Tu me fends le cœur" (je ne pouvais pas la laisser passer non plus celle-là).


    40 commentaires
  • Merci à Madame notre Maîtresse Jill Bill de faire travailler nos petits neurone pour sa Cour de Récré.

    Poppon, le pompier de Bigorbourg, est bien embêté. Depuis plusieurs jours, il a remarqué plusieurs départs de feux mais qui heureusement se sont éteints seuls. Pour le moment ni l'herbe, ni les bois ne sont trop secs, il n'y a donc pas de dégâts, mais il faut qu'il trouve rapidement le pyromane qui sévit avant qu'un feu de forêt ne vienne mettre le bourg en péril.

    Le voilà donc qui s'embusque à l'aube près d'un des foyers éteints et il attend. Il attend, un peu, beaucoup, longtemps quoi !

    Sa patience finit par être récompensée. Venant de l'arbre qui le surplombe, il entend ce qui ressemble à un gros sanglot et voilà qu'une larme de feu s'écrase juste devant lui, brasille un moment et  s'éteint.

    Il lève le nez et là, nichée sur une branche se tient un adorable dragon couleur de feu aux beaux yeux dorés plein de larmes.

    Poppon en tant que pompier est habitué aux désespérés, un peu moins aux dragons, mais bon, il faut savoir s'adapter.

    "Bonjour, qui es-tu ?"

    "Je m'appelle Géorgine"

    "C'est un prénom tout-à-fait charmant"

    "Merci, sss'est mon parrain qui me l'a donné, il sss'appelle Georges tu comprends"

    "Bien sûr c'est logique, ce doit être un très gentil parrain"

    "Oui, enfin au début il voulait tuer ma maman"

    "Tuer ta maman, c'est moche ça"

    "Oui, sss'était ssson travail de tuer les dragons"

    "Ah ?"

    "Oui, Ssssaint-Georges vous connaissssez ?"

    (Comme vous le savez, du côté de Bigorbourg passé et présent, légende et réalité ont une très nette tendance à s'emmêler les pinceaux, donc rien d'étonnant à ce que Saint-Georges débarque dans cette histoire.)

    Poppon est carrément perplexe, mais au moins la dragonnette n'a plus envie de pleurer et n'enflamme plus rien. Il continue donc la discussion.

    "Je connais, alors en fin de compte il n'a pas tué le dragon, les légendes racontent des bêtises".

    "Pas vraiment, il a fait sssemblant de tuer ma maman, je venais de naître et il m'a trouvée tellement mignonne qu'il n'a pas voulu me ssséparer d'elle, alors ils ont fait semblant de se battre"

    "Sympa de sa part, mais pourquoi es-tu ici et pourquoi pleures-tu ?"

    "Plus tard un vilain chevalier a fini par tuer ma maman !!!" beugle Géorgine manquant de faire cramer le pauvre Poppon sous un déluge de larmes de feu.

    "Oh c'est terrible ma pauvre petite et que s'est-il passé ?" demande-t-il en se mettant prudemment à l'abri.

    "Sssaint-Georges m'a recueilli"

    "Très gentil à lui, mais ça ne me dit pas pourquoi tu es là"

    "Je sssuis tombée"

    "Tombée ?"

    "Oui, il y avait un trou dans un nuage et je sssuis passsée au travers"

    "Mais les dragons savent voler non ?"

    "Je ne ssssais pas encore !!!" et voilà Géorgine qui ouvre à nouveau les vannes.

    "Du calme, du calme. Saint-Georges va sûrement venir te chercher".

    "Tu crois qu'il va sssavoir où je sssuis ?"

    "Bien sûr les saints ça sait tout, tu peux arrêter de pleurer"

    Voilà la petite Géorgine toute ragaillardie par cette bonne nouvelle. Et puis soit dit entre nous, Prudence l'ange gardienne de Bigorbourg ayant une ligne directe avec Gabriel devrait pouvoir faire remonter (c'est le cas de le dire) l'information.

    "Oui, oui j'arrête et en attendant que mon parrain vienne me chercher, je peux ressster avec toi ?"

    Poppon est un peu embarrassé, mais mieux vaut ne pas risquer de peiner Géorgine, Bigorbourg pourrait ne pas résister à un gros chagrin.

    Au bout du compte, Géorgine s'est aperçue que la vie à Bigorbourg était bien plus amusante qu'au Paradis et elle a décidé de s'installer. Poppon lui a donc installé une chambre-grotte douillette et de son côté Géorgine lui donne un coup de main pour allumer les barbecues évitant ainsi des accidents domestiques déplaisants aux Bigorbourgeois maladroits, elle est également très douée pour griller les chamallows à point. http://www.jeux-flash-fr.com/img/9142.jpg

    Et puis, parmi les résidants, nombreux sont ceux qui sont en mesure de l'aider à apprendre à voler.

    Saint-Georges quant à lui est très satisfait de voir sa filleule prendre de l'assurance et trouver sa place dans la vie. Que demander de plus ?


    34 commentaires
  • Prénom du jour tout frais débarqué dans la Cour de Récré de Jill Bill.

    Aujourd'hui, Mademoiselle Agathe l'institutrice de Bigorbourg a décidé d'emmener ses jeunes élèves en promenade, comme ça, sans raison particulière juste histoire de changer un peu la routine. Les mascottes de l'école à savoir Chapimou le chat, Candice et Raoul les rats, sont de la partie et s'amusent à se glisser entre les jambes de leurs jeunes amis.

    Tout à coup, au détour d'un chemin, tout ce petit monde découvre l'étrange bazar de Monsieur Balthazar, étrange parce qu'il apparaît n'importe où, au gré des envies  ou des besoins de son propriétaire.

    Bien entendu, les enfants tiennent beaucoup à entrer visiter ce lieu étonnant dont ils ont entendu parler par les plus grands.

    Mademoiselle Agathe après un certain nombre de négociations portant sur des "on touche avec les yeux, pas avec les mains" des "on ne réclame rien" et autres tractations auxquelles grands et petits sont habitués, la troupe entre dans la caverne d'Ali Baba.

    Le propriétaire est salué d'un musical « Bonjour Monsieur Balthazar » en bonne et due forme.

    « Bonjour les enfants » répond-il avec un bon sourire « vous tombez bien, j'aurais besoin d'un petit coup de main ».

    Des bouilles très intéressées se tournent vers lui et tous les yeux se mettent à briller plein de curiosité.

    Mademoiselle Agathe lève brièvement les yeux au ciel, elle se doutait bien que ce sacré magasin n'avait pas atterri par hasard sur leur chemin.

    Monsieur Balthazar se tourne vers elle avec un sourire matois aux lèvres « Vous permettez, chère Mademoiselle, que je mette vos petits élèves à contribution, n'est-ce pas ? »

    Mademoiselle Agathe lui retourne un « Mais je vous en prie » mi-figue, mi-raisin, comme si elle avait vraiment le choix.

    Monsieur Balthazar s'accroupit devant les enfants et les informe « Voilà, il y a quelques jours, j'ai reçu plusieurs colis, mais je ne sais qui s'est amusé à les ouvrir, maintenant ils sont vides et pas moyen de retrouver ce qu'ils contenaient. Je sais seulement que c'était blanc. Alors en chasse les enfants »

    Inutile de vous dire que nos jeunes amis, ravis de ce jeu, ne se le font pas dire deux fois et s'éparpillent dans les allées qui semblent sans fin.

    Petit à petit, les choses les plus hétéroclites, mais blanches, s'empilent devant Monsieur Balthazar qui, fort civilement, boit le thé avec Mademoiselle Agathe. Mais rien ne semble lui convenir jusqu'à ce que Chapimou apporte quelque chose de bizarrement rond avec une pointe.

    Mademoiselle Agathe sursaute « Non ! Ce n’est pas ce que je pense ? »

    Monsieur Balthazar rit dans sa barbe « Mais si, mais si, ne pensez-vous pas que l’apprentissage des sciences naturelles est plus intéressant lorsqu’il s’appuie sur du concret ? »

    « Mais enfin, ils sont si jeunes ! Cela va les effrayer. »

    « Allons, chère petite mademoiselle, je ne vais pas vous apprendre que les enfants adorent avoir un peu peur et je vous assure que ce compagnon va beaucoup leur plaire ».

    Et un à un les morceaux d’un curieux personnage sont amenés par les enfants et leurs mascottes, particulièrement habiles pour dénicher les petits morceaux. Monsieur Balthazar aidé de Mademoiselle Agathe les rangent soigneusement dans de grandes boites. Une fois que toutes les pièces du puzzle sont retrouvées, les caisses sont chargées sur un petit chariot et direction l’école pour la dernière étape.

    Monsieur Balthazar félicite les enfants pour leur prestation et confie une boule bien blanche à Mademoiselle Agathe qui se sent un peu bizarre. Il leur souhaite ensuite un bon retour et rentre dans son bazar en rihttp://monia2009.m.o.pic.centerblog.net/cfbb03e1.gifant.

    Une fois à l'école, le puzzle est assemblé dans un silence religieux, chacun regarde bien sur la grande planche que Mademoiselle Agathe a sortie de son armoire et emboite soigneusement morceau après morceau.

    Et à la fin de l’après-midi, ça y est il est là !

    Qui, mais le Laid en Os, enfin bon c’est de l’approximatif alors nous allons plutôt dire bonjour à Léandros, le squelette souriant de l’école de Bigorbourg. Nul doute que les écoliers bigorbourgeois seront particulièrement brillants en anatomie !


    28 commentaires


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique