• Jill Bill nous propose un prénom très classe pour la Cour de Récré : Gonzague

    Comme partout ailleurs, les Bigorbourgeois peuvent être :

    Maladroits : Une balle mal lancée, une jonglerie avec le beau vase en porcelaine de la grand-tante

    Frileux : Une fenêtre mal isolée, une vitre trop fine

    Artistes : Avoir envie d'un peu de couleur dans leur vie

    Bien sûr, c'est là qu'intervient Gonzague.

    Vous avez deviné son métier ?

    Gonzague est à la fois vitrier (ça c'était la partie facile), créateur de vitraux (ça c'était moins évident) et raccommodeur de porcelaine (ça c'était plus difficile) et il y a un petit plus que nous verrons un peu plus loin.

    Gonzague est un itinérant. Je m'explique, il n'habite pas Bigorbourg même, il va et vient, mais une chose est sûre il apparaît toujours lorsqu'on a besoin de lui.

    Il arrive au volant de sa petite camionnette (vous ne comptiez pas le voir arriver avec ses vitres sur le dos quand même ? Il faut vivre avec son temps) et klaxonne joyeusement pour prévenir de sa présence. Il se gare sur la place de la Mairie et attend la clientèle qui ne tarde pas à arriver, parfois un peu penaude lorsqu'une vitre a volé en éclats ou avec une porcelaine éparpillée façon puzzle dans son sac.

    Le premier jour, Gonzague prend les commandes.

    Le deuxième jour, il disparaît de manière très mystérieuse.

    Le troisième jour, il commence sa tournée.

    Bien sûr vous l'aurez deviné, s'il a plusieurs cordes à son arc, il a aussi le petit plus qui caractérise Bigorbourg, un petit quelque chose de magique.

    Ses vitres sont bien sûr incassables, elles laissent passer l'air et les senteurs agréables mais stoppent le froid et les odeurs désagréables. Le chat ou le chien qui a envie de sortir peut passer au travers mais un improbable cambrioleur (encore que notre trio infernal serait bien capable d'essayer) viendrait s'y casser le nez, tout comme d'ailleurs le ballon indésirable ou le caillou qui vient de passer sous la tondeuse, quant aux mouches et moustiques, ils sont aussi interdits de passage. Bref, il s'agit de vitres très sélectives.

    Les porcelaines mises à mal par un maladroit sont très habilement raccommodées avec des belles agrafes assorties à la couleur des malades. Toutefois, le vase bizarroïde de Tante Germaine dont vous ne voulez pas et qui vient "malencontreusement" de se fracturer ne réapparait pas, Gonzague s'arrange pour lui trouver une famille accueillante.

    Et pour les vitraux ? Rêvez du motif que vous voudriez voir arriver sur votre porte d'entrée ou sur la glace du salon, Gonzague se fera un plaisir de vous l'amener et de vous l'installer, vous n'aurez plus qu'à profiter des couleurs que la lumière s'amusera à y faire vivre.

    Ne reste plus qu'à vous présenter le petit plus de Gonzague.

    Notre vitrier de génie est aussi un habile créateur de bijoux en perles de verre, vous pouvez être sûr de trouver dans son grand panier le pendentif, le bracelet, la broche ou la bague qui fera plaisir ou qui vous fera plaisir. Le millefiori n'a aucun secret pour lui. Fleurs et animaux naissent aussi entre ses doigts de magicien et pour les mystiques, cristaux porte-bonheur, pendules et boules de cristal s'inviteront et vous conduiront sur les chemins de la connaissance (attention toutefois de ne pas en abuser).http://3.bp.blogspot.com/-PKqTvwATtbA/ThGaH92QOXI/AAAAAAAAACY/_hmtLhcDg8w/s320/Verre+de+Murano.jpg

    Lorsque tous les clients sont servis, Gonzague remonte dans sa camionnette, klaxonne et s'en va travailler dans d'autres Bigorbourg.

     

    Est-il nécessaire que je vous précise pourquoi Gonzague est vitrier ? Gonzague Saint-Bris bien sûr ! Bris : Verre, limpide non ?


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  • Voilà le premier prénom de l'année pour la Cour de Récré de Jill Bill.

    Louisette est surbookée !!!

    Heureusement que ça ne dure qu'un mois chaque année.

    Mais n'allez pas croire que Louisette ne travaille qu'un mois dans l'année (bon d'accord ça peut faire rêver !), non le reste du temps elle a aussi du boulot, mais c'est drôlement plus calme.

    Non ce qui l'embête vraiment, ce n'est pas de courir et même de voler dans tous les sens du 1er au 31 janvier (je précise que Louisette en dépit de ce prénom assez peu féérique est une fée). Non ! Ce qui la fait râler c'est de se dire qu'elle travaille pour pas grand chose.

    Elle décide donc de remédier au problème et s'en va voir Madame Thècle, l'estimée sorcière de Bigorbourg, pour qu'elle l'aide un peu.

    Elle arrive donc toute bourdonnante d'indignation chez son amie et lui expose son problème.

    "Tu comprends, ils n'arrêtent pas ! Pendant tout le mois elles pleuvent, elles pleuvent et moi j'ai mal aux ailes à force d'aller de l'un à l'autre et j'ai la main toute endolorie à force d'écrire encore et encore".

    "Tu voudrais une pommade pour tes ailes et ta main ?"interroge Madame Thècle

    "Non ! Je voudrais qu'au moins la moitié de mon travail serve à quelque chose !"

    "Oh, ma pauvre chérie, je crains qu'il ne te faille revoir tes objectifs à la baisse"

    Après une telle déclaration, la pauvre petite Louisette en a les ailes toutes molles et, toute dépitée, elle se laisse tomber sur l'épaule de Thècle.

    "Ah, tu vois bien que je ne sers à rien !"

    "Mais si voyons, même s'il n'y a pas de mise en pratique, nos concitoyens y pensent quand même."

    "Pff, tu parles d'une consolation. Tu ne peux vraiment rien faire ? Je ne sais pas moi, un biscuit enchanté, un thé miraculeux ?"

    "Non désolée ma toute belle, je ne peux pas influer ainsi sur les humains, il va falloir en prendre ton parti." Thècle reste un instant rêveuse puis reprend "Encore que peut-être ?"

    "Peut-être quoi ?" piaffe Louisette.

    "Je me disais que peut-être, une petite récompense comme celle que distribue la souris des dents. Après tout nos bigorbourgeois sont parfois de grands enfants !"

    Louisette en bat des mains d'enthousiasme. "Oh oui, oh oui, en voilà une bonne idée !"

    Toute requinquée, voilà notre petite fée qui reprend son carnet, sa plume et repart à la collecte des bonnes résolutions.

    Eh oui, c'est de cela que nos deux amies parlaient, de ces sacrées résolutions qui sont prises tout au long de l'année, mais tout particulièrement en janvier et qui sont si peu tenues.http://centerloup.c.e.pic.centerblog.net/fd134d11.jpg

    Et depuis, pour chaque bonne résolution tenue (bon au moins à 50 %, Thècle et Louisette sont des personnes raisonnables), le bigorbourgeois un peu tenace qui atteint un des objectifs qu'il s'est fixé, découvre à son grand étonnement une pièce en chocolat sous son oreiller, un louis d'or quoi !

    Allez savoir, peut-être qu'ils finiront par comprendre le pourquoi du comment de cette bizarre petite souris (pardon petite fée) réservée aux "grands" et qu'ils feront un peu plus d'efforts.

     

     

     


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  • Dernier prénom de l’année pour la Cour de Récré de Jill Bill.

    Aujourd’hui je vous présente Cadet Noël, oui, c’est le frère cadet (comme son prénom l’indique de Père, curieux prénom j’en conviens, à noter qu’il existe également un Benjamin Noël, mais ce sera pour une autre fois).

    Bon donc Cadet Noël s’occupe, pourrait-on dire, du service après-vente des personnes qui comme vous et moi nous substituons à Père.

    Parce qu’autant le dire à Bigorbourg comme ailleurs, il peut y avoir des ratés à Noël.

    Voyez le genre, le jouet qui fonctionne mal, les roues de la patinette qui se font la belle, les piles qui ont été oubliées, le cadeau franchement loupé, la couleur de chemisier qui vous fait croire que vous avez la jaunisse ou qui taille trop grand.

    Cadet ouvre donc sa boutique dès l’aurore le jour de Noël, mais pas que, il ouvre aussi le jour du nouvel An pour les étrennes, les jours d’anniversaire (il semble connaître toutes les dates de naissance des Bigorbourgeois), bref, autant dire qu’il ne chôme pas souvent.

    Donc le matin de Noël, il se partage entre sa petite boutique et les visites à domicile pour remettre en état les joujoux rétifs, il ne faudrait pas que les petits soient désappointés et que les parents ne commencent à se ronger les ongles (et les sangs) en pensant aux heures de queue et aux problèmes divers et multiples qu’ils risquent de rencontrer dans les services après-vente moins high-tech et prévenants que celui de Cadet.

    D’ailleurs en parlant d’high-tech, si on vous a offert le cadeau qui tue, la super tablette qui fait tout, même le café, mais dont vous vous demandez bien par quel bout la prendre, ou le dernier gadget à la mode ou le meuble super sympa mais avec un mode d’emploi ou un croquis de montage bien hermétique, pas de problème Cadet viendra vous faire un cours à domicile.

    Personne ne sait trop comment il fait, mais il semble partout en même temps.

    Et hop, la patinette se tient bien d’aplomb sur ses roues, le jouet à piles est gonflé à bloc, le chemisier de vert pomme vire au bleu tellement plus seyant.

    Et si vous vous êtes vraiment trompé dans les grandes largeurs, vous pouvez vous rendre directement à la boutique de Cadet pour procéder à un troc avec d’autres grands maladroits de votre espèce, une seulehttp://i45.servimg.com/u/f45/11/75/98/73/221.jpg condition pour ces échanges, qu’à la base le cadeau (tout loupé qu’il soit)ait été choisi avec soin et amour, si ce n’est pas le cas, vous n’arriverez même pas à franchir le seuil du magasin et vous devrez assumer les conséquences de votre égoïsme.

    Cadet est absolument intraitable là-dessus ! Parce que, bon d’accord, il n’y a que l’intention qui compte comme on dit, mais ce n’est pas une raison pour ne pas faire un minimum d’effort quand même !


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  • Prénom nous pourrons dire classique aujourd'hui dans la Cour de Récré de Jill Bill.

     

    Olga est un prénom qui sent bon les grandes steppes blanches et il semblerait bien que sa façon de rouler les R aille dans ce sens.

    Olga est une fort jolie personne qui tient l'herboristerie de Bigorbourg.

    Vous vous doutez bien que ni l'une, ni l'autre ne sont très classiques.

    Olga a ainsi mis en place une très curieuse façon de présenter ses remèdes, tisanes, poudres, crèmes et autres.

    Lorsque vous passez la voir pour qu'elle vous propose un petit quelque chose pour vous aider à trouver le sommeil, à vous débarrasser de quelques boutons d'acné superflus ou d'un rhume tenace, ne croyez pas qu'elle va vous remettre les plantes requises dans un bête sachet de papier ou de plastique (pas écolo d'ailleurs ça !). 

    Ah ! Autre chose ! Lorsque votre médecin ou votre pharmacien vous prescrit un médicament, le prenez-vous jusqu'au bout ou l'arrêtez-vous dès qu'il y a un léger mieux (hmmmm ?).

    Eh bien, sachez-le Olga a trouvé le moyen de respecter l'environnement tout en vous incitant à aller jusqu'au bout de votre traitement, ainsi pas de gaspillage, ni d'emballage, ni de produits.

    Mais, vous demandez-vous (si, si, vous vous le demandez) comment réussit-elle ce double exploit ?

    Bon, peut-être a-t-elle eu un petit coup de pouce de la part de Madame Thècle pour la mise au point de ce conditionnement, mais là n'est pas le propos.

    Lorsque vous partez de son officine, Olga vous remet une poupée. Enfin, pour être plus précise, une matriochka, vous savez ces charmantes poupées gigognes.

    Lorsque bien tranquillement chez vous, vous l'ouvrirez pour commencer votre cure, vous découvrirez qu'une autre petite poupée se niche au milieu de la crème, des fleurs ou des feuilles, mais, et c'est là, toute la beauté de la chose, vous ne pourrez pas jeter un coup d'œil dedans (ne me dites pas que cela ne vous a pas traversé l'esprit !)avant d'avoir terminé la première phase de la thérapie proposée par Olga.

    Lorsque ce sera chose faite, la deuxième poupée s'ouvrira pour vous révéler l'étape suivante, la troisième restant scellée en dépit de tous vos efforts et comme vous êtes curieux (ne le niez pas)vous allez bien sûr vous attachez à terminer cette seconde phase.

    Ensuite, eh bien, ce sera selon ce qu'Olga aura pressenti de votre état de santé, soit il n'y aura plus de petite bonne-femme, soit il y en aura une autre et peut-être encore une autre.

    Une chose est sûre, vous aurez fait les choses comme il faut.

    Une dernière petite chose concernant Olga elle-même, c'est quelque chose que les Bigorbourgeois ont remarqué et qui leur fait se poser des questions.

    Selon les jours, Olga est grande, ses cheveux blonds enroulés en natte autour de sa jolie tête et http://www.france-cei.com/catalog/images/maa304_matriochka_russe.jpgtoute habillée de rouge, le lendemain il semble bien qu'elle soit plus petite, des cheveux blonds ramenés en chignon et toute vêtue de bleue et le surlendemain, elle paraît vraiment toute petite, ses cheveux toujours blonds jouent librement sur ses épaules et sur ses vêtements d'un beau vert de forêt profonde. C'est étrange, mais à force on s'y fait ! Et puis, elle a toujours le même charmant visage, aux joues roses et aux grands yeux bleus et son accent est toujours aussi charmant, alors pourquoi chercher midi à quatorze heures ?


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  • Absente trois jours article programmé

    Pour la Cour de Récré de Jill Bill, voilà l’ami Dario qui arrive.

    A Bigorbourg comme partout ailleurs, Noël approche à grand pas. Il est temps de penser aux décorations.

    Et ça tombe bien, car voilà Dario qui vient de s’inviter chez son grand copain Jacob, si vous savez, le créateur d’échelles.

    Dario est un petit monsieur, un peu rondouillard, avec une bonne bouille ronde, une bouche en cœur surmontée d’une fine moustache.

    Quand il arrive chez Jacob, il est très élégant, habillé d’un très strict costume avec cravate et souliers vernis, voilà qui étonne un peu nos bigorbourgeois habitués à un peu plus de fantaisie. Comme Jacob a annoncé que c’était Dario qui allait se charger des décorations de Noël, nos habitants sont quand même un peu inquiets.

    Bon d’accord, il a une bonne tête joviale, mais son apparence n’inspire pas une franche rigolade. Alors tout le monde s’interroge à quoi vont bien pouvoir ressembler les rues de Bigorbourg après son passage ?

    Et le lendemain, lorsque la porte de la maison de Jacob s’ouvre pour laisser passer le décorateur, de nombreux curieux sont à l’affût.

    Ils voient d’abord le bout d’une échelle pointer, ce doit être la fameuse échelle de Jacob, celle qu’il ne sort que pour les grandes occasions.

    Nos bigorbourgeois sont tout étonnés de voir plusieurs mètres d’échelle sortir seuls, c’est très impressionnant, ils ne pensaient vraiment pas qu’elle était si longue, même si certains prétendent qu’elle peut atteindre les nuages.

    Et puis tout-à-coup ça y est le porteur de l’échelle apparaît sur le seuil et tous en restent bouche bée.

    Oublié le costume cravate, ils ont devant eux un drôle de bonhomme qui, malgré le froid, parade dans une chemise à manches courtes qui ferait rougir un perroquet, c’est un vrai chatoiement de couleurs et de formes, ceux qui la fixe un peu trop longtemps en ont la tête qui tourne.

    Et tandis que les mètres et les mètres d’échelle qui suivent, sortent de la maison, voilà qu’une chanson s’épanouit dans l’air « Si tu vas à Rio, n’oublies pas de monter là-haut », ah ça comme chanson de Noël c’est franchement inédit, on est très loin d’ « il est né le divin enfant » !

    Et cette chanson sort de l’oiseau bigarré qu’est Dario, il a une belle voix chaude qui donne envie de danser et d’ailleurs, lui ne s’en prive pas, tout en chantant, il esquisse des pas de salsa, de samba et reconnaissez que c’est un sacré exploit, parce que non seulement il arrive à tenir cette immense échelle sur l’épaule, mais en plus sur les barreaux se balancent des pots de peinture multicolores qui tintent joyeusement.

    Personne ne voit bien comment mais l’interminable échelle passe comme une fleur au milieu des rues et, derrière, une longue file de bigorbourgeois qui se déhanchent en rythme, lui emboîte le pas.

    Dario s’arrête sur la place de la Mairie, il adosse l’échelle sur … sur … sur rien !!! Grimpe avec célérité et ses pinceaux se mettent à peindre dans le vide. Et là au milieu de ce rien voilà que des étoiles multicolores naissent et se trémoussant au rythme de la samba, elles s’envolent dans les rues adjacentes, se répandant dans Bigorbourg, allumant de la joie dans les regards, tandis que tout le monde fredonne « Si tu vas à Rio, n’oublies pas de monter là-haut ».

    Si vous voulez mon avis, je crois que Noël va être chaud à Bigorbourg cette année !

    « Si tu vas à Rio, n’oublies pas de monter là-haut » !

     http://www.istanbulguide.net/istguide/people/connus/Dario_Moreno_small.jpg

    Bon, franchement comme vouliez-vous que je fasse autrement qu’inviter Dario Morena à venir pousser la chansonnette à Bigorbourg. Dès que j’ai commencé à réfléchir à ce prénom, pas moyen de me débarrasser de cette musique et puis il fallait bien que je le fasse monter « là-haut », ça a commencé à se corser lorsque je me suis demandé ce qu’il allait pouvoir faire « là-haut » mais le hasard faisant bien les choses, je suis tombée sur cette charmante illustration d’Oncle Dan, alors forcément, tout c’est mis en place !

     

      


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